On ne les attendait plus mais le public français ne désespérait pas de les revoir un jour sur une scène parisienne. Eh ben, c’est fait !   James, un des groupes phare de la grande période de Manchester dans les années 1980, fait son retour après 22 ans d’absence des scènes françaises.

 

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James à « Live à FIP »

Ils ont joué au Trabendo, une salle située dans le parc de la Villette à Paris, qui, pour cette occasion inattendue, affichait complet.  Aucune publicité ne laissait entendre qu’ils allaient venir présenter leur dernier album en France.  C’est tout d’abord dans l’émission radio Live à FIP, à la Maison de la radio, qu’ils ont présenté un échantillon de ce qu’ils allaient jouer le lendemain devant un public totalement conquis.

Pour connaître James, il faut retourner 30 ans en arrière.  Le club The Hacienda, haut lieu de la nuit à Manchester, créé et dirigé alors par Tony Willson, dénicheur et producteur des talents issus de la nouvelle scène rock alternative anglaise de l’époque, allait permettre à un grand nombre de groupes du courant New Wave de sortir de l’ombre. Joy Division, qui deviendra New Order , Happy Monday, Primal Scream, Stones Roses et bien sûr James allaient connaître un fulgurante ascension au cours de ces années-là…

James fera sensation et connaitra la célébrité en 1992 avec leur quatrième album Seven.  Le single Born of frustration deviendra le titre emblématique du groupe. Arrivés aujourd’hui à leur treizième album, ils essaient de reconquérir le public français après plus de vingt ans d’absence suite à un mal entendu suscité par une journaliste qui s’était jurée de tout faire pour que James ne vende aucun disque en France.

 

Le concert au Trabendo du 17 juin 2016 restera gravé dans les esprits de celles et ceux qui ne perdaient pas l’espoir du retour de James sur une scène française. La connexion s’est faite dès les premières notes entre un public électrisé et un groupe heureux prêt à donner tout pour ses fans !

La musique de James est reconnaissable par son style sans manquer d’évoluer au fil du temps grâce à une créativité jusqu’ici non tarie du groupe. La basse et la batterie donnent un sens à cette signature inégalable à la fabrique musicale de James. Les guitares se laissent porter dans un courant d’air électro que révèle avec puissance et onirisme Girl at the end of the world, leur dernier album.  Le talentueux et charismatique chanteur du groupe, Tim Booth, quant à lui, sait toujours autant hypnotiser un public par sa voix incomparable et son jeu de scène cadencé par les mouvements de la danse des cinq rythmes.

 

 

L’ensemble des 12 morceaux du dernier opus est joué ce soir là mais les plus attendus sont les classiques les plus connus de James qui ont façonné leur évolution artistique et leur renommée au cours des vingt dernières années.  Ainsi le public a repris allègrement en chœur Sound, Getting away with it (all messed up) ou encore Come Home... Le seul regret du public, c’est de ne pas avoir entendu et chanté le symbolique Born of frustration, morceau essentiel du répertoire de James qui a largement contribué à sa reconnaissance.  A croire qu’une page se tourne pour le groupe résolument en évolution constante !

James a gagné son pari ce soir-là au Trabendo, celui de pouvoir revenir sans nul doute rejouer sur une scène française : peut-être fréquenter les festivals d’été ou dans une salle plus grande la fois prochaine.   Son public l’attend: nous serons là !

James est assuré d’être aimé en France et ses plus fidèles fans d’ici sauront être les meilleurs ambassadeurs pour que le retour de James devienne une habitude dans nos contrées.

Merci pour ce merveilleux moment à vous et à très vite !